Fanny D.

Albin Michel

22,90
par (Libraire)
1 mars 2022

Ecoterrorisme et Amérique profonde

John Woods appuie là où ça fait mal en donnant la parole à des personnages que l'on préfèrerait ne pas entendre, mais qui existent.
Un roman noir, sans concession, dérangeant et puissant, doté d'une intrigue implacable.

Dans la lignée de Larry Brown, Stephen Markley ou David Joy.

par (Libraire)
1 mars 2022

Une ode au désir

La lettre d'un homme simple à la vie simple, pour une femme simple à la vie simple, et c'est EXTRA-ORDINAIRE.
Un petit bijou littéraire poétique, enthousiasmant, parfois drôle, parfois cru, souvent émouvant, servi par une traduction impeccable.
Un concentré de vie à dévorer...

Roman

Stock

20,00
par (Libraire)
9 février 2021

Dans les méandres de l'histoire de ces deux sœurs, le lecteur est embarqué, hameçonné, parfois perdu aux frontières du songe.
L'autrice décortique subtilement les relations complexes des personnages, entre manipulation, perversion et amour sublime. C'est également un portrait brulant de l'adolescence, de ces tourments, servi par une écriture envoutante, mystérieuse et éminemment poétique.

Grand Prix de littérature américaine 2020

Albin Michel

22,90
par (Libraire)
5 novembre 2020

Un uppercut

Nous avons tous en tête les figures stéréotypées des héros de sitcoms pour adolescents : sportif adulé, pom pom girl, ou looser magnifique. Stephen Markley nous invite à retrouver ces personnages, aujourd'hui trentenaires, loin des clichés, au cœur de la petite ville de New Canaan, Ohio.

Dans une construction narrative aussi dense que brillante, nous suivons six destins, six personnages, six visions d’une Amérique, parfois en déclin. Six parties qui pourraient se suffirent à elles-mêmes, tant l’auteur fait preuve de précision et d’intelligence, que ce soit dans son écriture, dans la psychologie de ses personnages, ou dans sa lucidité sur le monde.
L'intrigue n'est pas en reste, et l'ouvrage tire sur le roman noir au fil des pages et des révélations.

Stephen Markley réussit avec brio un portrait honnête des Etats-Unis et de sa jeunesse "post 11 septembre", par le prisme d’une petite ville (d’ailleurs imaginaire) de l’Ohio. De l'anti-militarisme au patriotisme chevronné, en passant par l'homosexualité, la violence, la drogue, ou encore l’écologie, voilà un auteur qui a des choses à dire et à écrire, et qui étanchera la soif des férus de Littérature Américaine.

Plus qu'une claque, ce livre est un uppercut, inattendu, dont on se relève avec joie.

Les rues de Laredo

3

Éditions Gallmeister

28,40
par (Libraire)
5 novembre 2020

Lonesome Dove, suite et fin

Si vous avez lu et adoré Lonesome Dove, véritable référence de la littérature Western, la sortie des Rues de Laredo est un petit événement, tant la traduction française était attendue. Il est même normal d'échapper un petit cri de joie, ne boudons pas ces bonheurs simples.

Si les deux prequels La marche du mort et Lune Comanche étaient satisfaisants, ils n'égalaient pas, à mon sens, le génie des deux tomes de Lonesome Dove.

(Attention, je suis obligée de divulgacher des évènements importants, si vous n'avez pas lu Lonesome Dove , arrêtez tout et commandez-les, 1200 pages de bonheur vous attendent.)

Si Lonesome Dove brille par son humour, instillé par le personnage d'Augustus McCrae, Les rues de Laredo sont teintées d'une mélancolie inhérente au capitaine Woodrow Call.

Quinze années se sont écoulées, Gus n'est plus, l'équipe de la Hat Creek n'est plus, et Call, devenu chasseur de prime, évolue dans un monde qu'il ne reconnait plus.
S'il parvient à constituer une équipe pour l'assister dans la traque d'un bandit terrifiant du nom de Joey Garza, le capitaine semble désabusé, vieillissant et un tantinet à côté de ses bottes.

Plus qu'une aventure, c'est un portrait de l'humanité toute entière, du fin fond du Texas jusqu'au Mexique, chaque personnage livre une bataille avant tout avec lui même.

Une mention spéciale pour les personnages féminins, qui malgré leurs conditions de vie épouvantables, restent les garantes d'une humanité souvent disparue.

Un épisode final qui tient donc ses promesses, Larry McMurtry confirme son talent de conteur, et donne aux Rues de Laredo une puissance exceptionnelle.