Wilfrid S.

Les Saisons

Christian Bourgois

7,50
par (Libraire)
2 juillet 2020

A la tombée de la nuit un homme arrive seul dans un village où l'on n'a pas vu d'étranger depuis longtemps. L'accueil est froid et étrange. Dans cette vallée encaissée, dans ce village cerné de rocailles on ne connaît que deux saisons : 40 mois de pluie automnale et 40 mois d'hiver glacial. On ne s'y nourrit que de lentilles, on ne s'y enivre que de liqueurs de lentilles. Les moeurs de la population sont étranges et dérangeants, le café-hôtel où loge Siméon est d'une crasse époustouflante, tenu par la veuve Ham, une femme énorme contenue dans un corset gigantesque. Que cherche Siméon dans ce coin désolé ? Que va-t-il advenir de lui ?
C'est le genre d'ouvrage qui prenait la poussière dans ma bibliothèque depuis des années, un livre qui m'intriguait et me repoussait à la fois, nimbé d'une légende sulfureuse "un livre atroce, d'une noirceur indicible", mais aussi un livre culte pour beaucoup.
Fascinant, au sens strict et profond du terme, j'ai été fasciné par cet univers étrange, cet imaginaire puissant, par ces vies glauques, ces scènes où l'on ne sait si l'on doit rire ou pleurer, par cette ambiance d'eau, de boue, de pourriture, de glace ensuite, par cette survie animale, brusque, par cette humanité étrange, si éloignée et pourtant si proche, comme une planète des singes. Le livre a été publié pour la première fois en 1965 chez Julliard, puis repris par Bourgois en 1975, l'édition de poche (10/18, 1984) était depuis longtemps épuisée, c'est un événement littéraire de retrouver ce texte en poche, l'écriture simple et élégante n'a pas pris une ride, si vous n'avez pas peur d'être secoués jetez-vous sur cet étrange livre.
Recommandé pour les amateurs de littérature américaine crasseuse, de contes cruels, pour ceux qui se plaignent toujours d'avoir un "temps pourri".

Sanction
16,00
par (Libraire)
16 juin 2020

Douze nouvelles qui ont toutes trait au monde de la justice, crime, crime parfait(?) culpabilité, jugement, sanction ou pas... C'est une femme à l'équilibre fragile qui devient juré d'assise ; un avocat alcoolique, vieil gloire du barreau qui joue sa dernière carte ; une femme accusée d'avoir violenté son enfant ; un vieil homme reclu dans sa maison au bord du lac qui veut préserver sa tranquillité...

Ferdinand Von Schirach est une sorte de star du monde juridique allemand, avocat de la défense au barreau de Berlin depuis 1994, Sanction est son sixième livre publié en France, j'ai lu tous les précédents avec un immense plaisir coupable.

Toutes ces nouvelles sont parfaites, douze nouvelles, douze crochets au foie ! Avec une grande économie de moyen il vous emmène au coeur de l'âme humaine, vous coupe le souffle, en deux temps trois mouvements vous êtes cueilli et sur le... On imagine que l'avocat a dû en voir et en entendre des histoires sordides et il en fait une pâte humaine et sensible, trop humaine.

Recommandé pour tous ceux qui n'aiment pas les nouvelles, vous allez changer d'avis, pour les amateurs d'intrigues judiciaires, pour ceux qui aiment les histoires qui en disent long sur la nature humaine...

Dans la gueule de l'ours
23,00
par (Libraire)
16 juin 2020

Rice Moore est le nouveau gardien d'une réserve naturelle située dans les Appalaches détenue depuis des décennies par la famille Traver qui y protège scrupuleusement ses forêts primaires et sa population d'ours entre autres joyaux de ces montagnes d'une somptueuse sauvagerie. Rice y coule des jours tranquilles, jusqu'à ce qu'il découvre une dépouille d'ours affreusement mutilée et se lance aux trousses de braconniers impliqués dans de sordides trafics. Son enquête va l'amener à prendre de très gros risques, à remuer d'anciennes histoires. Mais pourquoi, au juste, Rice est-il venu se planquer dans cette réserve réputée impénétrable ? Pour un premier roman James A.McLaughlin tape très fort, les cadors de chez Gallmeister n'ont qu'à bien se tenir, nous sommes dans le meilleur du nature writing noir. On plonge avec Rice dans les sombres beautés sauvages de la réserve, dans les affres de sa conscience, la menace qui plane sur son monde est palpable et saisi le lecteur à chaque page. Recommandé pour les amateurs d'espaces sauvages, pour les amoureux de Jim Harrison, pour ceux qui aiment les ours et les chiens.

Donbass
18,00
par (Libraire)
16 juin 2020

Rice Moore est le nouveau gardien d'une réserve naturelle située dans les Appalaches détenue depuis des décennies par la famille Traver qui y protège scrupuleusement ses forêts primaires et sa population d'ours entre autres joyaux de ces montagnes d'une somptueuse sauvagerie. Rice y coule des jours tranquilles, jusqu'à ce qu'il découvre une dépouille d'ours affreusement mutilée et se lance aux trousses de braconniers impliqués dans de sordides trafics. Son enquête va l'amener à prendre de très gros risques, à remuer d'anciennes histoires. Mais pourquoi, au juste, Rice est-il venu se planquer dans cette réserve réputée impénétrable ? Pour un premier roman James A.McLaughlin tape très fort, les cadors de chez Gallmeister n'ont qu'à bien se tenir, nous sommes dans le meilleur du nature writing noir. On plonge avec Rice dans les sombres beautés sauvages de la réserve, dans les affres de sa conscience, la menace qui plane sur son monde est palpable et saisi le lecteur à chaque page. Recommandé pour les amateurs d'espaces sauvages, pour les amoureux de Jim Harrison, pour ceux qui aiment les ours et les chiens.

Les Saisons, roman

roman

Christian Bourgois

17,00
par (Libraire)
10 juin 2020

A la tombée de la nuit un homme arrive seul dans un village où l'on n'a pas vu d'étranger depuis longtemps. L'accueil est froid et étrange. Dans cette vallée encaissée, dans ce village cerné de rocailles on ne connaît que deux saisons : 40 mois de pluie automnale et 40 mois d'hiver glacial. On ne s'y nourrit que de lentilles, on ne s'y enivre que de liqueurs de lentilles. Les moeurs de la population sont étranges et dérangeants, le café-hôtel où loge Siméon est d'une crasse époustouflante, tenu par la veuve Ham, une femme énorme contenue dans un corset gigantesque. Que cherche Siméon dans ce coin désolé ? Que va-t-il advenir de lui ?
C'est le genre d'ouvrage qui prenait la poussière dans ma bibliothèque depuis des années, un livre qui m'intriguait et me repoussait à la fois, nimbé d'une légende sulfureuse "un livre atroce, d'une noirceur indicible", mais aussi un livre culte pour beaucoup.
Fascinant, au sens strict et profond du terme, j'ai été fasciné par cet univers étrange, cet imaginaire puissant, par ces vies glauques, ces scènes où l'on ne sait si l'on doit rire ou pleurer, par cette ambiance d'eau, de boue, de pourriture, de glace ensuite, par cette survie animale, brusque, par cette humanité étrange, si éloignée et pourtant si proche, comme une planète des singes. Le livre a été publié pour la première fois en 1965 chez Julliard, puis repris par Bourgois en 1975, l'édition de poche (10/18, 1984) était depuis longtemps épuisée, c'est un événement littéraire de retrouver ce texte en poche, l'écriture simple et élégante n'a pas pris une ride, si vous n'avez pas peur d'être secoués jetez-vous sur cet étrange livre.
Recommandé pour les amateurs de littérature américaine crasseuse, de contes cruels, pour ceux qui se plaignent toujours d'avoir un "temps pourri".