Petite mystique de Jean Genet, la famille, la mort, le pardon, la famille, la mort, le pardon
EAN13
9782913661233
ISBN
978-2-913661-23-3
Éditeur
OEIL D OR
Date de publication
Collection
ESSAIS & ENTRIE
Nombre de pages
261
Dimensions
21 x 13 x 1 cm
Poids
330 g
Langue
français
Code dewey
842.91
Fiches UNIMARC
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Petite mystique de Jean Genet, la famille, la mort, le pardon

la famille, la mort, le pardon

De

Oeil D Or

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Le sujet central de l’œuvre de Genet, ce n’est ni le mal, ni la sainteté, la poli-tique ou l’homosexualité mais la mort. Être mort, parler par-delà le monde des morts, donner la parole aux morts. Genet est un janséniste qui se place du côté de ceux à qui la grâce fut refusée dès la naissance. Sans salut dans l’au-delà, ces hommes sont dès le premier jour de leur vie des cadavres errants et abjects, des non-êtres sans avenir. Genet est scandaleusement métaphysique par cette première affirmation – être impardonnable, c’est être mort – puis par sa volonté d’accorder sa grâce à ces bannis. Pour cela, il crée une langue qui tresse le champ lexical de la poésie à ceux du catholicisme et de l’interlope : elle mêle la rose et la Vierge au meurtre et à la merde. À travers ce jeu formel, où le bien et le mal s’équivalent, hyperboles et métaphores s’efforcent de faire sens afin d’offrir un verbe qui réaffirme le droit à la parole, le pouvoir du locuteur, mais aussi de l’interlocuteur : être entendu est un préalable à tout pardon. Cette langue est donc opératoire : sa force poétique permet de nommer les morts, de les inscrire dans une famille et à nous, lecteurs, de porter leur deuil.
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