Suite(s) impériale(s)

Suite(s) impériale(s)

Bret Easton Ellis

10-18

  • "Je crois qu'on fabrique son propre enfer", expliquait Bret Easton Ellis dans une interview télé. Il le démontre parfaitement dans "Suite(s) impériale(s)", la suite de "Moins que zéro", paru en 1985. Dans ce second opus, on retrouve les personnages du premier roman, vingt ans plus tard : les adolescents cocaïnés et décadents des années 1980 sont devenus adultes, mais la paranoïa est toujours là...


    Après un bref passage à New York, Clay, antihéros narcissique, froid, égocentrique et asocial, revient à Los Angeles, dans la jungle hollywoodienne. Devenu scénariste, il a un projet de film dont on sait juste qu’il attire toutes les convoitises. Dans la cité des Anges, il retrouve d'anciens amours, des amis, des connaissances et surtout de jeunes acteurs et actrices prêt(e)s à tout pour obtenir un rôle dans son long-métrage

    On découvre ici que Clay "n’a jamais aimé personne et a peur des gens". Il est à l’image du monde qui l’entoure, centré sur lui-même et son désir personnel. Autour de lui se met en place un étrange ballet de starlettes muées par l’envie irrémédiable de réussir et de businessmen prêts à tout pour tirer profit d’elles. L'envers du décor est impitoyable ! Rapidement, les travers de Clay le conduisent dans une sordide (et morbide) affaire mêlant sexe, ambition et jolies jeunes filles.