Hôtel du Grand Cerf

Hôtel du Grand Cerf

Franz Bartelt

Points

  • 27 avril 2020

    Coup de coeur de Laurence

    Une histoire vieille de 50 ans refait surface à Reugny, petit village des Ardennes. La mort accidentelle de l'actrice Rosa Gulinges intrigue le réalisateur d'un prochain film.
    De nos jours, Reugny est à nouveau sous les projecteurs : un meurtre vient d'être commis. L'inspecteur Vestigo, imbibé de bière et de frites, va fouiller les secrets des villageois.

    Une ambiance digne d'un Simenon.

    Laurence


  • 26 février 2020

    Ardennes, policier

    À Reugny, petit village au cœur des Ardennes, plane depuis cinquante ans le secret de la mort de Rosa Gulingen. La star mondiale de cinéma avait été découverte noyée dans la baignoire de sa chambre à l’Hôtel du Grand Cerf, qui accueillait l’équipe de son prochain film ; du bout des lèvres la police avait conclu à une mort accidentelle.

    Quand Nicolas Tèque, journaliste parisien désœuvré, décide de remonter le temps pour faire la lumière sur cette affaire, c’est bien logiquement à l’Hôtel du Grand Cerf qu’il pose ses valises.

    Mais à Reugny, la Faucheuse a repris du service, et dans le registre grandiose : le douanier du coin, haï de tous, est retrouvé somptueusement décapité. Puis tout s’enchaîne très vite : une jeune fille disparaît ; un autre homme est assassiné.

    N’en jetons plus : l’inspecteur Vertigo Kulbertus, qui s’est fait de l’obésité une spécialité, est dépêché sur place pour remettre de l’ordre dans ce chaos.

    Il s’en passe des crimes dans ce petit village des Ardennes Belge.

    J’ai aimé l’inspecteur Vertigo qui ne mange que des frites du matin au soir, descendant forces bières au litre, mais sans mousse.

    J’ai aimé Nicolas qui enquête sur la star de cinéma Rosa, son enquête l’emmenant sur les assassinats qui font l’actualité.

    Des personnages haut en couleur : le syndicaliste qui lui ouvre un boulevard à sa sortie du train et qui se fait un devoir de boire du thé parce que ça fait plus sérieux ; la mère octogénaire de l’actuelle patronne qui compte les bocks depuis sa mezzanine ; le directeur du Centre de Motivation toujours tiré à 4 épingles ; le simplet du village et la famille d’agriculteurs flamands ostracisée.

    Une enquête qui ramènera Vertigo aux plus noires heures de la libération.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du taxi chargée d’emmener chaque matin un élève radié du programme du Centre de Motivation.

    https://alexmotamots.fr/hotel-du-grand-cerf-franz-bartelt/


  • par (Libraire)
    29 avril 2019

    Coup de coeur d'Evelyne

    Hôtel du grand cerf, c'est l'histoire de Reugny, petit village français coincé à frontière belge, et à la splendeur passée. Comme dans tous les villages, les secrets sont légion ! Comme dans tous les villages frontaliers, tout le monde a traficoté du temps où la frontière était encore active. L'ancien douanier, encore confit de haine pour tous ces trafiquants du dimanche qui l’humilièrent autrefois, c'est-à-dire pour tout le monde en fait, tient des petites fiches (sur des sous-bocks, ça ne s'invente pas !) répertoriant tous ces secrets. Qui mettra la main sur ces fiches deviendra le maître du village car il pourra faire chanter qui il veut ! Chacun au village connaît l'existence de ces fiches et chacun se tient à carreau en espérant échapper à la vindicte de l'inutile douanier qui rumine sa vengeance en buvant des bières. Mauvaise nouvelle : le douanier meurt à la page 2 et chacun se demande qui a mis la main sur ces fameuses fiches et dans quel but. Vous vous dites que ça va être un sacré bordel au village ! Et bien ça va être bien pire à l'arrivée de Vertigo Kulbertus, l'inspecteur au seuil de la retraite, qui voit dans cette affaire l'occasion de redorer son blason, mais aussi de boire des bières à l’œil...
    Franz Bartelt est un écrivain prolixe mais discret, de ceux que vous ne voyez jamais à la télé mais qui hante les tables de libraires, caché sous un bandeau coup de cœur. Et il nous revient en très grande forme avec ce roman toujours aussi noir et aussi drôle. Ses incroyables personnages sont solidement campés et tout à fait crédibles. Les situations sont toujours à la frontière de l'invraisemblable mais justes ! Tout l'art de Bartelt est dans cet équilibre mouvant et aussi dans ses dialogues gouailleurs qui donnent toute sa saveur au texte. Son dernier roman est une perle : des situations à la Tarantino avec des dialogues à la Audiard. Un régal !


  • par (Libraire)
    27 septembre 2018

    L'inspecteur Vertigo Kulbertus ? "Hercule Poirot et Bérurier tout à la fois, un ogre aux abords loufoques, obèse revendiqué, beaucoup plus subtil que n'en n'a l'air ce goinfre sans manières et sans gêne" (Télérama) IRRESISTIBLE